Fallait que je te dise tout ce que j'ai sur le c½ur.
J't'emmenerai volontiers dans mes rêves, histoire que tu sois à moi même la nuit, mais tu risquerais de t'y sentir très mal.
Les traces de tes pas s'effacent à côté des miennes..
Tu as eu mon écharpe, j'ai eu ton odeur quand tu me l'as rendue. J'en ai pleuré, pleuré d'amour pour toi. Mélancolie banale.. Je hais t'aimer à ce point. Tu es ma plus grande adynamie, tout comme ma plus grande force. Je désire reforger mon domaine onirique, avec toi pour unique raison.. Mais le reforger sur quoi.. ? Je suis la seule à travailler pour mon utopie .. Je t'ai dans mon c½ur, mais je te veux dans mes veines. Je te rencontrerai à la banque de sang, pleurant comme le fantôme de l'hiver, nous observerons nos larmes. Mes larmes. Mon sommeil est insomniaque, pour toi. Ecrire partout & sur la peau. Se laisser derverser l'eau mécanique du ciel à en boire des verres de pluie. Dans tes yeux, ceux où je voyais mon avenir à tes côtés. Je n'vois plus rien. Ils sont vides. Vide d'expression & vide de moi.
J'sens qu'ça r'monte en moi.
Sentiments contrastés,
Pensées mélangées.
Juke-boke spleeneux dans mon crane.
Cette solitude me mange de l'intérieur, comme une maladie, un cancer, mais il y a toi, seulement toi.. pour qui je me sens.. Non .. Pour qui je suis prête à être envoyée dans l'océan de l'abrutissant, de l'oubli, Je suis devenue engourdi & lugubre d'être "moi". Je suis coincée dans cette pièce névrosante, celle de ma prison mentale. Mon ombre est le seul témoin de mes misères. Par la fenêtre, j'admire le mouvement mondial qui semble anxieusement rapide, en course avec le temps.
Les grandes gouttes de pluie tombant sur le verre cassent ce silence qui semble éternel.. Je pense à la singularité de vie,
Étrange, comment injuste la même vie pourrait être, une seconde tu es le Roi du monde. Le suivant, tu t'es trouvé en bas dans les fossés.
Étrange, comment nous nous appelons l'humain & vivons toujours comme les animaux, dans l'ignorance complète.
Étrange, comment les promesses faites par ceux nous avons aimé ont semblé si vraie, quand nous savions déjà qu'elles étaient des fabulations.
Étrange, comment nous fermons nos yeux à la réalité, perdue dans notre propre monde de fantaisie utopique.
Étrange, comment nos aimés nous ont promis, qu'ils seraient là quand nous auront besoin d'eux, mais toutes ces promesses finissent par devenir des mensonges, quand paisiblement, ils dorment dans leur propre requiem & nous faisons profanement attendre pour toujours.
Étrange, comment par moments, cette vie devient difficile à porter quand tu me manques.
Étrange, comment nous gaspillons nos vies entières faisant semblant d'être, que nous ne sommes pas censés d'être.
Étrange, comment la vie étrange est & nous le vivons toujours !
Étrange ! n'est-ce pas ?
J'assume toujours la fenêtre, mes yeux ont fouillé la réalité de cette vie, d'après tous ces piétons qui sont sans doute 'des Êtres humain' mais chacun avec un comportement unique.. Le tiens par dessus la masse.
& où que vous puissiez être, où que vous puissiez aller, Ma haine suivra, sauf pour toi. Mon Ange, ma déesse, ma vie, mon air, mon soleil.
Mes yeux reviennent t'offrir de grands silences. Laisse pleurer la pluie sur tes yeux.. Combien de temps sommes-nous restés ainsi à nous découvrir, combien de rêves avons-nous construits en l'espace de cet instant fugitif mais éternel, combien de phrases ont couru entre nos irréels regards fixés dans le reflet de nos regards réels, je ne le sais pas & quelle importance.. La boue s'accumule sur l'asphalte mais, là-haut, près des toits, Paris ressemble toujours à la grand ville des paumés, des prolos & des poètes.
Ne me lâche pas j'ai mon train qui déraille.
"Ma douce, ma belle, ma rêveuse enfermée, mon livre ouvert sur les bois et les champs, toi qui m'a appris les odeurs des matins d'automne et celles fortes et lourdes des soirs d'été, toi dont je sens la présence en moi, ma rousse, ma rebelle, mon affamée, mon amoureuse ... tu me manques " [Regine Deforges]
Quand Elle me prend dans ses bras, qu'Elle me parle tout bas, je vois la vie en rose.
Elle me dit des mots d'amours, des mots de tous les jours. Et ca m'fait quelque chose.
Elle fait entrer dans mon coeur une part de bonheur, dont je connais la cause. (8)



